|   Présentation     |       Archives        |     Contact      |        Liens       |         Livre d'or   |
     
 

       

Google
 

 

 

Abdul-Wahab Youssouf, 
28 January 2008
Mort du juge Borrel: Djibouti réclame la transmission de l'enquête de la France
 
  AP - Djibouti a demandé lundi à la Cour internationale de justice (CIJ) de contraindre la France à lui transmettre son enquête sur la mort mystérieuse du juge Bernard Borrel en 1995, lors de la première audience sur cette affaire devant la juridiction basée à La Haye.

Djibouti a accusé la France de violer le droit international sur l'immunité diplomatique, ainsi que deux accords bilatéraux, en refusant de communiquer des preuves sur la mort du magistrat français, retrouvé mort le 19 octobre 1995 face à l'Ile du Diable à Djibouti, le corps à moitié carbonisé. L'affaire est à l'origine d'un différend juridico-diplomatique entre Djibouti et la France.

Siad Mohammed Doualeh, l'envoyé de Djibouti en Suisse, a déclaré à la CIJ que son gouvernement "ne demande pas à la cour de s'impliquer dans l'affaire Borrel", mais seulement de condamner la France, qui présentera ses arguments

à partir de jeudi devant la juridiction.

M. Doualeh a précisé que pour "faire la lumière sur les circonstances de la mort du juge Borrel", la France devait partager les preuves sur l'affaire en vertu d'un traité "de coopération et d'amitié" de 1977 et d'un accord d'"assistance mutuelle en matière pénale" de 1986.

L'enquête initiale de Djibouti avait conclu au suicide du juge. Une hypothèse vivement contestée par la famille et démentie par des expertises indépendantes qui pointent des causes extérieures. La veuve du magistrat, Elizabeth Borrel, désigne le président de Djibouti, IsmaJel Omar Guelleh, comme un des commanditaires de cet assassinat.

Le différend porté devant la CIJ concerne le refus des autorités gouvernementales et judiciaires françaises de transmettre à Djibouti le dossier sur l'enquête ouverte en France, qui remonte jusqu'au bureau du président de Djibouti.

La République de Djibouti a saisi la CIJ, principal organe judiciaire des Nations unies, en janvier 2006 pour une "violation" par la France de ses "obligations internationales" dans le cadre de l'affaire Borrel.

La CIJ doit consacrer six journées d'audience à l'affaire. Djibouti va continuer à présenter ses arguments mardi alors que la France donnera sa version des faits jeudi et vendredi. Une deuxième série d'audiences est prévue les 28 et 29 janvier. La cour ne devrait pas rendre son verdict avant plusieurs mois.
 

Source; AFP

--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------|DjibTalk                                                            

 

 

©Copyright DjibTalk.com 2006- Tous droits réservés