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Le chef de l’Etat assiste aux festivités commémoratives de la Journée mondiale de la femme
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Le Chef de l’Etat, M. Ismail Omar Guelleh, a pris part aux festivités commémoratives de la Journée internationale de la femme qui, à l’instar du monde entier, a été célébrée aujourd’hui au siège de l’Union Nationale des Femmes Djiboutiennes (UNFD)
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Ayant pour thème cette année : "Investir sur les femmes et les filles", cette journée placée sous le haut patronage de la Première Dame et présidente de l'UNFD, Mme Kadra Mahmoud Haïd, fut l'occasion pour le Président Guelleh de faire un vibrant plaidoyer en faveur des droits des Femmes.
Dans son intervention, le chef de l’Etat a notamment déclaré que "malgré les conquêtes, les acquis et les progrès, il y a encore des bastilles de pauvreté, de violence et de précarité dans lesquelles les femmes sont emprisonnées, un peu partout dans le monde".
"Cette situation, insupportable en soi-même, devient encore affreusement insupportable, lorsque l’on sait que, un peu partout dans le monde, des situations de discrimination génèrent des inégalités et des injustices monstrueuses entre les femmes et les hommes", a-t-il ajouté.
Selon le dirigeant djiboutien, "cette journée a son importance car elle interpelle la communauté internationale sur les responsabilités qui lui incombent pour que les femmes, partout où elles en sont dépourvues, recouvrent les conditions de bien-être et d’épanouissement".
"Au delà de sa dimension symbolique évidente, cette journée invite les Etats et les Nations à se concentrer sur la condition féminine", a-t-il dit.
Revenant sur la situation des femmes à Djibouti, le Président de la République a précisé, dans son discours, que la création, en 1999, du département ministériel en charge de la promotion féminine fut "un événement déclencheur".
"Ce fut un événement déclencheur d’une nouvelle vision, d’un nouvel projet de société", a-t-il souligné.
Rappelant que "dix bonnes années se sont écoulées depuis que nous avons pris l’initiative de focaliser notre visée politique par la création d’un Ministère de la promotion de la femme", le Président Guelleh a indiqué que "ce geste fondateur a eu le temps de prendre racine et de s’installer dans le paysage politique et institutionnel de notre pays".
"Dix bonnes années durant lesquelles, le processus d’émancipation et d’épanouissement de nos concitoyennes a pris le temps de se déployer dans les différentes strates de notre société".
Convaincu du fait que le pays ne pourrait se développer sans l'apport des femmes, le chef de l’Etat a, à cet effet, salué la détermination de toutes celles et tous ceux qui ont "permis l’émergence de ce nouvel Etat d’esprit qui fait de l’émancipation de la Femme un vecteur indispensable du développement durable".
Quant à la secrétaire général de l’UNFD, Mme Degmo Mohamed Issack, elle a mis l’accent sur les activités de la cellule d’écoute, d’information et d’orientation inaugurée par le chef de l’Etat il y a une année jour pour jour.
Installée dans une aile du bâtiment de l'UNFD, ce centre destiné à mieux lutter contre la violence faite aux femmes a, selon elle, enregistré "676 cas de violence dont 351 sont des conflits d’ordre financier".
"Nous avons répertorié 129 cas de violences physiques, 2 cas de violences sexuelles et 218 cas de violences verbales et psychologiques", a-t-elle poursuivi.
Il y a lieu de rappeler, dans cette optique, que la création de ce centre, laquelle constitue une avancée majeure en matière de lutte contre la violence faite aux femmes, a été saluée comme telle par la plupart des associations qui militent pour la protection des droits de la Femme.
La ministre déléguée auprès du Premier ministre, chargée de la Promotion de la femme, du bien-être familial et des Affaires sociales, Mme Aicha Mohamed Robleh a, pour sa part, axé son intervention sur le point de la situation des femmes djiboutiennes et les grandes réalisations de son département.
Mme Aicha Mohamed Robleh a également salué, au nom de toutes les femmes djiboutiennes, l’entrée à l’Assemblée nationale des neuf femmes parlementaires, avant de réaffirmant haut et fort la détermination de ses compatriotes à militer pour leurs droits aussi bien dans la vie conjugale que professionnelle.
Profitant de cette occasion, la ministre de la Promotion de la femme a, par ailleurs, suggéré la mise sur pied d’une "commission chargée du genre" au sein du parlement.
Les festivités commémoratives de cette journée se sont enfin clôturées, comme à l’accoutumée, par la traditionnelle remise du "Grand Prix du chef de l'Etat" à trois femmes institutrices, lesquelles se sont particulièrement illustrées au sein du milieu éducatif.
Le "Grand Prix du chef de l'Etat", institué par le Président Ismaïl Omar Guelleh, est attribué chaque année, à pareille occasion, à trois "dames courage" pour les aider à persévérer et à aller de l'avant.
Le chef de l’Etat a ainsi été décerné le premier prix, un chèque de 2 500 000 FD, à Mme Fozia Omar Guelleh, le second prix (un chèque de 1 500 000 FD) a été attribué à Mme Mariam Abdoulkader Moussa et le troisième prix (un chèque de 1 000 000 FD) est enfin revenu à Mme Sahra Hanlaleh Said.
Les lauréates qui, selon la ministre de la Promotion de la femme, "exercent un métier difficile à travers lequel elles forgent la personnalité et l’avenir de nos enfants", ont reçu leurs prix des mains du Président de la République, M.Ismail Omar Guelleh.
Outre le Premier ministre, M.Dileita Mohamed Dileita, les membres du gouvernement et du parlement, le maire de Djibouti, les représentants du corps diplomatique et des organisations internationales accréditées à Djibouti, ainsi que de nombreuses hautes personnalités civiles, militaires et religieuses du pays ont pris part à cette manifestation commémorative dédiée à la femme
Source: ADI

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