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DjibTalk.com
Abdul-Wahab Youssouf, 07 Febuary 2008
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Législatives 2008 : la vision du Chef de l’Etat pour la Nation
« L’histoire nous enseigne que le succès d’une Nation est l’expression d’une ambition positive de l’avenir, partagée par l’ensemble de la communauté nationale. Une vision mise en œuvre de manière cohérente par chaque individu jeune ou âgé, en vue de la réalisation d’une Ambition commune.
Le 8 février 2008, notre corps électoral est convoqué à nouveau pour élire la prochaine Assemblée nationale. Acte démocratique, s’il en est, ces élections interviennent à une période où la République de Djibouti est à la croisée des chemins.
Pour certains djiboutiens, la période des cinq dernières années est trop courte dans la vie d’une Nation pour présenter un bilan exhaustif. Pour d’autres, ces années furent le lieu d’échecs et d’occasions perdues. Pour d’autres encore, des résultats tangibles ont été obtenus, souvent au prix de laborieux efforts, mais beaucoup reste à faire.
Pour ma part, être un responsable, c’est d’abord, et avant tout Savoir Assumer. Et ceux qui envisagent de se soustraire directement ou indirectement à cette obligation cardinale, auront choisi de faire leur propre procès devant notre peuple et devant l’histoire.
C’est, ensuite, être prêt à répondre aux appels de la Nation à tous les grands moments de son histoire. Par amour pour la République de Djibouti, par amour pour la paix et la stabilité sociale, mais aussi et surtout par conviction pour servir notre pays.
Pour la majorité des djiboutiens cependant, la République de Djibouti a le mérite d’exister, avec ses limites et ses potentiels réels ou latents, ses femmes et ses hommes, ses craintes et ses espoirs.
En ce début du 21ème siècle, notre jeune démocratie, du haut de ses 30 ans, est à l’image de notre pays qui a amorcé et opéré de sérieuses avancées dans la conquête des libertés fondamentales et se trouve, néanmoins, compte tenu de l’ambiance de mondialisation de notre époque, confronté, à l’instar d’une majorité de pays pauvres, aux problèmes traditionnels de développement.
Parmi les acteurs de la communauté nationale, je ne peux cesser de penser à la jeunesse djiboutienne qui est consciente de jouer son présent et son avenir.
A cette jeunesse djiboutienne, je me considère, depuis toujours, comme lié par une sorte de contrat.
Un contrat pour lui permettre d’être capable de constituer des hommes et des femmes pour la relève de qualité indispensable à notre Nation, pour affronter les défis qui s’imposent à elle.
En 1999, pour renouer avec une meilleure qualité de vie pour chaque djiboutien, je proposais au pays une ambition forte en direction des couches les plus vulnérables de notre population, un approfondissement des actions socio-politiques pour asseoir davantage la démocratie et la paix sociale, et imprimer au développement de notre pays un rythme hardi. Cela nécessitait des actions d’une grande envergure aux fins de consolider les succès obtenus jusque là au prix d’énormes sacrifices.
Les choix ainsi retenus ont permis à notre économie de renouer avec la croissance ouvrant ainsi la porte à une nouvelle phase de reprise et des changements importants.
Dans le domaine de la démocratie et de la justice de nombreuses étapes ont été franchies par l’affermissement des institutions démocratiques, l’affirmation des libertés individuelles et collectives, le renforcement des droits et garanties des citoyens.
Pour ma part, confronté, par l’expérience, aux aspirations profondes de notre peuple, au cours de ce siècle naissant, ma vision pour mon pays est basée sur l’idée du plus grand Rassemblement des djiboutiens autour d’un développement partagé.
Un développement dont le cœur est la personne humaine et qui lui permet de dégager son potentiel créatif au profit de la communauté entière.
Un développement ancré dans nos valeurs culturelles, débarrassé des conservatismes incompatibles tant avec les préceptes édictés par notre Créateur qu’avec les enjeux d’un monde de compétition et de changements rapides.
Ma préoccupation, par la grâce du TOUT PUISSANT, sera de continuer mon combat pour l’amélioration substantielle des conditions de vie du plus grand nombre de nos concitoyens dans le domaine de la santé, de l’éducation, du logement, de l’alimentation et du cadre de vie.
Je suis de ceux qui sont profondément convaincus qu’une Nation se juge d’abord sur son aptitude à créer les conditions de promotion et de progrès pour tous. Et la consolidation de la démocratie doit s’accompagner de la recherche permanente de nouvelles avancées.
En effet, cette démocratie la plus participative possible que j’appelle de tous mes vœux, depuis mes premiers engagements en politiques, ne peut se construire que dans le dialogue permanent avec toutes les forces politiques, économiques, sociales et culturelles. Ce qui est l’unique moyen pour l’émergence d’un consensus national autour des choix fondamentaux, gage d’un développement équilibré et solidaire.
Dans ce contexte et pour faire face aux enjeux et défis du 3ème millénaire, je propose, pour guider notre combat futur, la poursuite de la mise à niveau de notre économie, pour une société encore plus solidaire qui assure une qualité de vie meilleure aux djiboutiens, tout en veillant à un partage équitable des fruits de la croissance.
La mise en œuvre de ces actions doit nous permettre vers une meilleure insertion dans le processus de mondialisation et l’intégration régionale et la recherche pour notre pays d’un rayonnement encore plus grand ».
Al Hadj ISMAÏL OMAR GUELLEH
Source: ADI
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