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DJIBOUTI: Toujours plus élégante marwo !

image 2DJIBOUTI (DjibTalk) 05 November 2010 — N’en déplaise à Abdourahman A. Wabéri et à l’héroïne de sa retentissante nouvelle intitulée «Une femme et demie », le profil de Marwo dépasse désormais largement le cadre de la légende. Loin de se résumer à ce petit bout de femme d’une bravoure inouïe que l’on rencontre dans la fiction de Wabéri, Marwo se veut en effet plus concrète, plus présente et plus pesante.

Oui, depuis l’avènement à Djibouti d’un magazine féminin portant son nom, elle n’est plus la même, sans pour autant devenir une autre.

A l’image de cette publication, qui en est aujourd’hui à son troisième numéro, elle s’est frayé un petit bonhomme de chemin au milieu du paysage djiboutien où la revalorisation du statut de la femme est en train de prendre corps avec la prohibition de certaines pratiques rétrogrades qui ont longtemps pesé sur la vie de la gent féminine dans cette partie du monde.

C’est le cas de la violence conjugale qui constitue justement l’un de principaux sujets sur lequel s’est penchée Marwo dans son troisième numéro.

Le magazine, qui peut se targuer à présent d’être parvenu à une nette amélioration tant dans sa forme qu’au niveau de son contenu, propose un large éventail d’articles, d’enquêtes et de témoignages qui rivalisent de beauté et de générosité.

Le choix des thèmes, qui implique une pertinence exceptionnelle, explique certainement en grande partie la richesse de l’œuvre. La manière d’appréhender par les rédactrices de Marwo des sujets aussi sensibles que l’infidélité n’est sans doute pas étrangère à la rigueur, la cohérence et la saveur intelligente qui baignent les colonnes du trimestriel.

Quels que soient les motifs du succès, Marwo se propose d’entraîner cette fois-ci ses lectrices et (pourquoi pas ?) lecteurs loin des sentiers battus en travaillant sur des questions plutôt dérangeantes que l’est la relation, tumultueuse dans la quasi-totalité des cas, entre la belle-mère et la belle-fille.

Il en est de même pour la prolifération du banditisme dans les rues de Djibouti. A cela s’ajoute une panoplie des portraits sur des individus que la Rédaction de Marwo, sans distinction de sexe ou de catégorie sociale, considère comme des exemples de réussite.

Particulièrement envoûtant, à la fois comique et tragique, le discours de ce jeune Djiboutien qui déclare dans les pages du magazine avoir purgé la prison pour « avoir aimé plus que de raison » a de quoi vous surprendre.

Car il est à lui seul un film. Ou un roman. Ou les deux à la fois. C’est dire combien le troisième numéro de Marwo mérite d’être lu. En attendant, le quatrième…

Isman O


DJIBOUTI (DjibTalk) 05 November 2010 - Pace Abdurahman A. Waberi and the heroine of his sensational story, "A woman and a half," Profile of Marwo now exceeds far beyond the legend. Far from being limited to this tiny woman of extraordinary bravery that we find in the fiction of Waber, Marwo wants indeed more concrete, more present and more burdensome.

Yes, in Djibouti since the advent of a women's magazine bearing her name, she is no longer the same, without becoming another.

Like the publication, which is now in its third issue, it has found its merry way in the landscape of Djibouti where the upgraded status of women is taking shape with the prohibition of certain reactionary practices that have long affected the lives of the female population in this region.

This is the case of domestic violence which is precisely one of the main topics on which looked Marwo in its third issue.

The magazine, which now can boast of having reached a significant improvement in both form and in terms of content, offers a wide range of articles, surveys and testimonials that compete in beauty and generosity .

The choice of topics, which implies an exceptional relevance, certainly explains much of the richness of the work. How to approach by the editors of Marwo topics as sensitive as infidelity is probably not unrelated to the rigor, consistency and flavor intelligent bathe the columns of the Quarterly.

Whatever the reasons for the success Marwo intends to lead this time and its readers (why not?) Drives off the beaten track by working on issues rather disturbing that the relationship is tumultuous in almost all cases, between stepmother and stepdaughter.

It is the same for the proliferation of banditry on the streets of Djibouti. There is also a range of portraits of individuals on the Writing Marwo, without distinction of sex or social class, considered as examples of success.

Particularly fascinating, both comic and tragic, the speech of this young Djiboutian who declares in the magazine serving the prison for "having loved beyond reason" has surprised you.

For it is his only film. Or a novel. Or both. This shows how the third issue of Marwo worth reading. Meanwhile, the fourth

 
Comments
Name : aicha
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Date : February 19, 2013, 6:02 am
 
 
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