DJIBOUTI: (DjibTalk) Dimanche le 11/06/2011 — L’année 60 marquait l’accession de la Somalie à l’indépendance dans la Corne de l’Afrique. Evénement majeur dans une région appelée à se battre à l’heure des indépendances du continent africains et pourtant, cette période se déroula sans que de l’autre côté de la frontière, on ne décèle une quelque évolution du pouvoir politique français face aux revendications sans cesse pressantes des leaders nationalistes et des
jeunes djiboutiens sous la houlette de l’icône de la liberté Mahamoud Harbi.
Déjà, juste au début des années 50, un jeune homme, un rassembleur se fait distinguer. Par sa fougue, son dynamisme et son attachante personnalité. Il s’agit de Mahamoud Harbi, le jeune président du club de la jeunesse Somalie et Danakil, fondée en 1946.
Ambitieux, Mahamoud Harbi amorça une évolution qui allait le mener du mouvement revendicatif au nationalisme Somali. Elu député en 1956, Mahamoud Harbi Farah se montre habile tacticien. Au début Il ne cherche pas à heurter l’administration. Pas de prises de position révolutionnaires, pas de déclarations intempestives.
A l’Assemblée nationale, il dépose une proposition de résolution invitant le gouvernement à promouvoir le progrès économique et social, et à «préserver les valeurs françaises en Côte française des Somalis ». Aimable et conciliant, il sait se faire apprécier des européens, qui ne résistent pas à son charme.
L’administration française, consciente de la force politique énorme représentée par Harbi, choisit de miser sur lui, de l’encourager, avec l’espoir de mieux le contrôler.
A son apparente modération, il doit d’avoir remporté l’appui de l’administration lors de l’élection en 1957 de la première Assemblée territoriale. Son principal concurrent était, El hadji Hassan Gouled Aptidon. Vice président du Conseil de Gouvernement Mahamoud Harbi Farah est, au début de l’année 1958, l’homme de premier plan. Tous les espoirs sont en lui.
A son peuple, il apporte la promesse de le guider sur le chemin de l’émancipation.
Agé de 37 ans, Harbi sait enflammer les jeunes et convaincre les anciens. Tribune extraordinaire, il galvanise les foules par la magiede son verbe. Il à le pouvoir de susciter les passions et de les apaiser.
Nul ne résiste à son ascendant naturel, à son regard profond .Illuminé par des yeux très mobiles et ardents.
Modéré lorsqu’il s’agit de discuter avec l’administration française, Harbi emploie un autre langage quand il se trouve parmi les siens.
Entouré des jeunes de Djibouti où d’Ali Sabieh, localité où il est né, un autre homme se révèle. Abandonnant la langue française, c’est en langue somali qu’il exhorte ses frères à travailler pour un avenir meilleur, un avenir totalement libéré de la présence étrangère
Source: Djibtalk.com by Abdul-Wahab Youssouf
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