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Le rôle de Djibouti dans le processus de réconciliation somalienne

DJIBOUTI: Samedi, 01 November 2012 (DjibTalk) — Le président somalien Hassan Sheikh Mahamoud a effectué cette semaine une visite d'Etat à Djibouti, pays voisin de la Somalie, et a été décoré par le chef de l'Etat djiboutien au rang de "Haut Dignitaire dans l'Ordre de la Grande Etoile de Djibouti", la plus haute distinction honorifique de la République de Djibouti.

Pour bien comprendre le rôle de Djibouti dans le processus de résolution de la crise somalienne, il faut remonter le temps. L' histoire de la Somalie et de Djibouti a toujours été liée. Au-delà de leur proximité géographique, les deux pays partagent la même langue (le somali), la même religion (l'islam), et surtout la même culture.

Dans les jours les plus sombres de l'histoire de Djibouti, à l' heure de l'occupation et de la colonisation française, ce pays était connu par le reste du monde sous le nom de Côte française de Somalie.

Et jusqu'à l'indépendance en 1977 de Djibouti, tous les Somaliens voyaient encore ce bout de terre de la Corne d'Afrique, comme un territoire de la Somalie qui était occupé par une puissance étrangère. C'est le sentiment de la Grande Somalie.

D'ailleurs, dans son combat pour la dignité et la liberté, la Somalie a été le principal soutien des indépendantistes de ce territoire alors sous domination française. C'est ainsi que le Front de Libération de la Côte des Somalies (FLCS) a vu le jour en 1963 à Mogadiscio dont il a établi aussi son siège.

Si la Somalie a soutenu financièrement et politiquement Djibouti dans sa décolonisation, elle a répondu présente également pour accompagner les premiers pas de la jeune République, en ouvrant les portes de ses universités, de son administration et de ses académies militaires pour former et renforcer les faibles ressources humaines de Djibouti.

Jusqu'en 1985, dans le cadre d'une coopération très élargie, les Djiboutiens étaient partout dans l'appareil du puissant état somalien d'alors.

Et pour beaucoup, c'est justement ce sentiment de dette qui explique une grande partie l'engagement sans pareil égal de Djibouti pour mettre fin à la tragédie somalienne, et doter ce pays d'un état fiable et des institutions efficace.

A la Chute du président somalien Siad Barre en 1991, Djibouti ouvre ses portes aux premiers flux de réfugiés fuyant le début de la guerre civile. Aujourd'hui, la majorité des 25 000 réfugiés officiels que se trouvent dans les deux camps d'Ali-Addeh et de Holl-Holl sont des Somaliens.

Dès le déclenchement des hostilités, le chef d'Etat djiboutien d'alors, feu el Hadj Hassan Gouled Abtidon, avait usé de son leadership en appelant sans cesse les hommes politiques, les clans, les milices et autres seigneurs de guerre à enterrer leurs divergences et faire taire les armes pour l'intérêt suprême de leur peuple.

En 1999, à son arrivé à la tête du pays, l'actuel président djiboutien a fait de la question somalienne une priorité à part entière.

A peine quelques mois après son investiture à la magistrature suprême, il avait convié le peuple somalien dans toute sa composante arc-en-ciel à se réunir à Arta autour d'une ultime conférence de réconciliation nationale : ce fut la plus célèbre des conférences de réconciliation somalienne.

Officiellement baptisée la Conférence Nationale pour la Paix en Somalie (CNPS), et parfois appelée la conférence de Djibouti, ce fut une série de réunions tenues à Arta, une bourgade de villégiature située à une trentaine de kilomètres au sud de la capitale, du 20 avril au 5 mai 2000.

Contrairement aux précédentes réunions de réconciliation, la Conférence d'Arta a inclu une importante participation des leaders civiques non-armés, à savoir des intellectuels, des leaders des clans, des chefs religieux et des membres de la communauté et des hommes d'affaires.

Elle a abouti à la Déclaration d'Arta et à la formation du Gouvernement National de Transition (GNT), le premier gouvernement somalien depuis 1991 pour obtenir une mesure de reconnaissance internationale, permettant à la Somalie de réoccuper son siège à l'ONU et dans les instances régionales.

Le président élu à la tête du Gouvernement National de Transition de la Somalie à la conférence d'Arta, Abdi Kassim Salad Hassan, a été accueilli triomphalement à Mogadiscio, et fut le premier président de l'après-guerre invité à prononcer un discours devant ses pairs aux Nations Unies, lors du sommet des chefs d' état et de gouvernement de ce monde.

Acteur majeur du dossier somalien, Djibouti sera encore en 2008 le cadre de la négociation entre le gouvernement fédéral de transition et l'Union des tribunaux islamiques.

Les discussions ont abouti à la signature de l'Accord de Djibouti et la formation d'un nouveau Gouvernement Fédéral de Transition dirigé par un ancien chef des tribunaux islamiques, Cheik Sharif Cheik Ahmed.

C'est le deuxième président somalien élu sur le sol djiboutien et reconnu par l'ensemble de la communauté internationale.

Ce processus de Djibouti était soutenu par la communauté internationale, y compris les Nations Unies, l'Union Africaine, l' Union Européenne et les Etats-Unis.

D'autre part, il convient de préciser que ce processus de Djibouti était en soi la toute dernière étape du vaste processus de règlement politique et de rétablissement de la paix en Somalie, qui a débuté en 1991, presque immédiatement après le déclenchement des hostilités.

Trois ans plus tard, les hommes et les institutions nés de l' Accord de Djibouti, en réussi là tous leurs successeurs ont échoue: mettre fin pacifiquement à l'état transitoire, et élire enfin démocratiquement un président de la République. Ainsi, l' universitaire Hassan Sheikh Mohamud a été élu, le 10 septembre 2012, président de la République Fédérale de la Somalie.

Durant ces deux dernières décennies, l'engagement de Djibouti pour trouver un issu à la crise somalienne et renforcer les institutions déjà mises en place à été total et surtout à tout le niveau.

En janvier 2011, près de 500 policiers ont clôturé une formation de plusieurs mois au sein de l'académie de la police djiboutienne. La cérémonie de fin de formation avait réuni l' ancien président du gouvernement de transition somalien, Cheikh Sharif Cheikh Ahmed, et le représentant de l'ONU en somalie, Augustine Mahiga, aux côtés du chef de l'Etat de djiboutien.

Cette initiative a illustré une fois de plus, l'engagement de Djibouti d'accompagner sans cesse les efforts de l'Union africaine et de la communauté internationale dans la stabilisation de la Somalie.

Dans le cadre du soutien humanitaire, les hôpitaux djiboutiens accueillent souvent les blessés somaliens pour leurs offrir des prises en charges médicales dans leurs services. Ainsi, en avril dernier, plusieurs journalistes somaliens blessés dans l'attentat meurtrier du 4 avril à Mogadiscio ont été transférés dans les hôpitaux de la capitale djiboutienne.

D'autre part, Djibouti est membre de la Mission de l'Union Africaine en Somalie (AMISOM) avec un contingent de 800 soldats qui contrôle la ville de Baladweyne dans la région de Hiiran.

Ce n'est pas tout. Le mardi 16 août 2011, le président djiboutien a effectué une visite historique à Mogadiscio en devenant le premier chef d'Etat au monde à fouler le sol somalien depuis plus de deux décennies.

A la tête d'une importante délégation, le président Guelleh avait remis aux autorités somaliennes plus de 3.000 tonnes de médicaments destinés aux sinistrés et une ambulance. Deux médecins, faisant partie de la délégation présidentielle, ont été dépêchés aussitôt auprès des malades.

Et comme pour saluer hautement le noble engagement de cet allier incontournable, le 25 novembre dernier, le tout nouveau président somalien a choisi Djibouti comme destination de sa première visite d'Etat à l'étranger.

 

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Comments
Name : roblou abdi
Comments :asc to my BROTHERS AND SISTERS CIISA TIME IS THE TIME WE ARE THE PEOPLE WHO CAN DO SOMETHING TO OUR PEOPLE
Date : December 2, 2012, 12:52 am
 
Name : roblou abdi
Comments :asc to my brothers and sisters djibouti need to stop look the problem of somalia its time to look and do something to our brothers and sisters CIISA IN SAYLAC& LUGHAYA SOME PEOPLE THE WANNA TAKE OUR land FROM SAYLAC & LUGHAYA HELL NO SO PLZ AND PLZ CIISA PEOPLE WAKEUP LET DO SOMETHING TO OUR PEOPLE AND MY ALLAH LOVES US ALL I THANKS TO DJIB TALK AND I TELL THEM TO DO SOMETHING ASC
Date : December 2, 2012, 12:48 am
 
 
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